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Rencontre avec Orange Dream

Confinews #1

Publié le 13/11/2020

Confinement, volume 2 : Le Grand Mix est bien fermé publiquement, mais contrairement au printemps dernier, nous pouvons accueillir des artistes en résidence. L’occasion d’en savoir plus sur ce travail bien souvent invisible : répétitions, perfectionnement scénique, phases de création ...

Confinews #1 : le duo Orange Dream a investi le studio pendant 4 jours, à coup de percussions tribales et de riffs de guitare psychés. Rencontre avec Mélissa et Guillaume dans leur “bulle” de création :

Quel est le cadre de cette semaine au studio ? Avez-vous des objectifs pour ces répétitions ?

L’objectif est de créer de nouvelles chansons. Et aussi simplement de prendre un temps de création. Car même avec ce contexte Covid, on a eu la chance de beaucoup travailler en octobre. On a donné des concerts dans des médiathèques (ndlr Live entre les Livres), on a fait beaucoup d'administration pour organiser des résidences … Donc cette semaine est l’occasion de poser les choses dans un espace dédié : pour écouter de la musique, prendre des notes … Bref, créer notre petite bulle.

Ce temps de création est donc différent de vos dernières résidences ?

Oui, dans le cadre de la PAM (Pépinière d’Artistes de la MEL), on a travaillé d’autres aspects : une formation autour de thèmes administratifs, des résidences sur des points spécifiques (techniques de batterie, interprétation scénique). Un clip va aussi être réalisé avec Attic Addict

Avec Latitudes Prod, on a pu aussi tester des formules de concerts variées : un concert “sieste” cet été à la serre équatoriale de Lille, des ateliers avec des enfants dans le cadre de Voyage Voyage, ou avec des enfants et parents de l’Alefpa …

Vous préparez aussi votre premier album. Sera-t-il dans la continuité de votre 1er EP “Inside the Waves” ?

Le premier EP a été enregistré en live dans une cave. Depuis, ces morceaux ont évolué, et d’autres se sont ajoutés tout en appartenant à la même histoire. Donc on pense réenregistrer quelques anciens morceaux, et travailler une certaine continuité, garder l’essence de notre musique, son côté brut. 

Même si c’est aussi très plaisant de faire plein d’arrangements, travailler la production studio, on choisit de rester dans la formule guitare/floor tom. Ce qui ne nous empêche pas d’avoir plein d’autres idées, avec d’autres esthétiques, mais on préfère ne pas tout mélanger. 

 

 

Car on imagine que vous écoutez d’autres styles musicaux ? Des choses qui ne transparaissent pas dans votre musique ? 

Mélissa : En ce moment, c’est comme si je découvrais la musique. Je n’ai pas eu cette phase, où tu écoutes à 15 ans des groupes “teenage”, qui te donnent envie de jouer de la guitare électrique. C’est limite en ce moment que je suis en train de vivre ça, contrairement à Guillaume qui a eu plein de phases. c’est comme si je commençais mon adolescence musicale.

Guillaume : Oui quand j’étais ado, je suis passé par le métal, le reggae, le ska-punk, le rock psychédélique …

Mélissa : En fait, je me rends compte maintenant que mes influences viennent avant tout du théâtre, de la danse, des comédies musicales. Et ça se ressent dans la manière dont je bouge sur scène. 

Et comment vous projetez-vous en 2021 ? Quelle serait votre année idéale ?

Déjà il y a la création de ces nouvelles chansons et l’enregistrement du futur album. La diffusion de l’album et les concerts ne nous viennent pas encore à l’esprit en ce moment. Pour 2021, on veut tout simplement que ce qu’on a vécu en 2020 continue, que l’année soit aussi trépidante, et vivante finalement.   

Avec un concert au Grand Mix le 19 février (release party de Temps Calme) ! Un lieu que vous connaissez bien … Des concerts vous ont marqué ?

Mélissa : Oui, déjà parce qu’on est bénévoles depuis quelques années ! 

Guillaume : Moi, je pense à un concert de Suuns en 2016.

Mélissa : J’ai beaucoup aimé Grand Blanc, en première partie de La Femme. Et dernièrement le super projet BLAM (Badass Ladies Arranging Music - Loud’Her) en septembre dernier, auquel j’ai pu participer !

 

Orange Dream

Avec son floor tom arrangé et sa guitare vintage, Orange Dream réveille des incantations blues tribales. Habité, brut et entêtant, le duo lillois mise sur un rock indé contrasté, une pop paganique et enlevée, tout aussi immédiate que finement ciselée. Un rêve acide et doux à éplucher.

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