Immersion à travers le mouvement Hip-Hop

Publié le 04/02/2020

Nul ne peut l’ignorer, la musique rap est devenue la nouvelle pop d’aujourd’hui ! Pourtant beaucoup d'entre nous en écoute sans savoir d'où elle vient. 

C’est la raison pour laquelle Le Grand Mix a monté, dans le cadre du dispositif PEPS (parcours d’éducation, de pratique et de sensibilisation) porté par la Région,  un projet autour du Hip-Hop, afin de mieux comprendre ce mouvement qui a fait naître la musique rap, mais pas que… En effet que ce soit nos goûts musicaux ou notre style vestimentaire, le mouvement hip-hop a considérablement influencé notre culture aujourd’hui. De plus, trop souvent relié à la musique rap, ce mouvement, en réalité plus complexe, a permis à d’autres arts tels que le graff, la sérigraphie, le Djing, le beat-boxing ou bien encore la danse Hip-Hop d’émerger.

PEPS Hip-Hop, c’est donc l'ambition de faire connaître aux lycéens ce que constitue réellement le mouvement Hip-Hop à travers une série d’ateliers encadrés par des artistes professionnels tels que des rappeurs, des danseurs, des beatmakers, des graffeurs. 

Cette année, c’est en partenariat avec le lycée professionnel Antoine de Saint-Exupéry d'Halluin et le lycée polyvalent Emile Zola que le Grand Mix s’est lancé dans cette immersion du mouvement Hip-hop.

Le projet a débuté par une série d’ateliers autour de l’histoire du mouvement. Ces ateliers ont été animés par Mystraw, célèbre human beatboxer qui a réussi à se hisser en ¼ de final lors du championnat de France de 2014. Après une démonstration de beatbox qui laissé bouche bée tout le groupe, ce passionné et amoureux de la culture hip-hop a proposé une plongée historique autour du mouvement . Ce récit historique, aussi passionnant qu'excitant, a projeté les élèves dans un New-York des années 80, clivé entre les quartiers riches et les quartiers pauvres, et pris entre la guerre des gangs et la ségrégation, où le mouvement hip-hop va devenir l’unique échappatoire pour les jeunes afro-américains, principales victimes de ce contexte difficile. 

Le projet s’est ensuite poursuivi par un atelier de danse Hip-hop animé par l’artiste Lemzo. Lors de cet atelier, les élèves ont pu expérimenter le popping, un dérivé de la danse hip-hop qui a émergé dans les 70-80 en Californie et qui consiste à contracter et à décontracter ses muscles sur le rythme de la musique. La bonne humeur et le rire communicatif du danseur Lemzo ont permis d’installer les élèves dans un climat de confiance dès les premières minutes de cet atelier consacré à la danse. C’est donc dans cette ambiance propice à l’apprentissage, que les élèves, même les plus timides, ont tenté d’esquisser leurs premiers pas de danse. 

Après la case danse, direction la case musique! Les élèves ont ainsi eu l’opportunité d’exprimer leur créativité et de réaliser leur propre composition musicale lors d’une séance consacrée à la MAO (musique assistée par ordinateur) encadrée par le compositeur Guillaume Boulier. Une fois la mélodie réalisée, place à l’écriture. C’est le rappeur lillois James Izcray qui a aidé les élèves à aller plus loin dans la conception de leur chanson. Au bout de deux séances consacrées à l’écriture, nos jeunes ont eu la chance d’enregistrer leur création dans un studio éphémère, installé en plein milieu de la salle de classe. Cette séance a permis de révéler certains talents dont la profondeur des paroles et la beauté des mots nous ont particulièrement touché. 

Le projet ne s’arrête pas là puisqu’à partir de mars, nos jeunes élèves auront l’occasion d’embellir leur cour de récréation lors d’une série d’ateliers consacrés au graff.