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CHRONIQUES LYCÉENNES

Le Casque et la Plume

Les secondes de Gambetta s'essaient à la critique musicale

Gepubliceerd op 21/05/2026
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Des élèves de seconde du lycée Gambetta se sont essayés au journalisme culturel dans le cadre de leurs cours de français. Pour les accompagner, ils ont bénéficié des conseils de Maxime Delcourt, journaliste notamment pour les Inrockuptibles, et rédacteur en chef de Fisheye immersive, un média consacré aux arts numériques.

Pour ce projet, cinq chansons ont été sélectionnées en puisant dans la programmation actuelle et passée du Grand Mix, avec James Loup, Ebony, Disiz, ainsi que dans l’actualité musicale plus large, à travers des artistes comme Pomme, Stromae, ou Théodora. Répartis en petits groupes, les élèves ont ensuite choisi un morceau afin de rédiger leur propre chronique. 

Au fil des séances, Maxime leur a transmis des conseils d'écriture journalistique, tandis que les outils d'analyse littéraire étudiés en cours de français leur ont permis d'affiner leur regard critique et d'apprendre à formuler un avis argumenté sur une œuvre musicale. 

Après plusieurs temps d’écriture, les apprentis journalistes se sont attelés à la mise en page de leur chronique : choix des images, alignement du texte... Certain·es ont même conçus de grandes affiches enrichies de quelques enluminures au fluo qui ont ensuite été exposées au CDI. 
D'autres chroniques ont été lues par les artistes eux-mêmes à l'occasion de leur passage au Grand Mix. Cela a donné lieu à une chouette rencontre/interview avec James Loup, ou encore la citation d'une chronique dans une vidéo d'Ebony.

 

Les articles les plus aboutis seront publiés dans le GambeTimes ! En attendant, on vous propose quelques extraits. 

Chronique sur Rage de Ebony :

« Les paroles de ce single sont basées sur les remarques racistes et misogynes qu’elle a pu recevoir étant jeune et aujourd’hui encore, comme par exemple : “plus jamais j’me mets à genoux”. Cela nous montre qu’Ebony affirme sa force et sa détermination à ne plus se soumettre ni s’abaisser face aux gens qui pensent être supérieurs à elle. » 

« Ce son peut être vu comme un cri de révolte mais aussi comme un message motivant. Il nous donne envie de croire en nous (...) et de transformer sa colère en moteur pour avancer.» 

Chronique sur Melodrama de Theodora ft. Disiz :

« Les auteurs ont su trouver les mots justes pour exprimer la complexité des relations amoureuses. On écoute pas la chanson, on la ressent.» 

« Au final, Melodrama est bien plus qu’un featuring, c’est une alliance artistique inattendue et surprenante à la fois, qui prouve que la musique peut réunir des univers opposés.» 

Chronique sur Princesse Atomique de James Loup : 

« Lorsqu’il dit : “Je peux pas te date sans ma ventoline”, on comprend que cette relation l’étouffe presque, au sens figuré. Une autre phrase, “Je te paye une maison ou un panini”, montre qu’il est prêt à tout lui offrir, peu importe le prix.»

« James Loup utilise un langage très moderne, celui des jeunes d’aujourd’hui, ce qui rend la chanson plus actuelle et réaliste malgré le style musical rétro qui fait penser aux années 80, comme celui de Disiz ou si on remonte plus loin, Renaud.»