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Le Grand Mix des hommes et des femmes

Publié le 05/02/2019
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Une étude menée par le cabinet GECE dans le cadre du projet DEMO nous apprenait que le public du Grand Mix était composé, en 2017, de 56% de femmes. La même année, sur les 539 musiciens ayant foulé notre scène, seuls 14% étaient des musiciennes… Ces chiffres accablants le sont plus encore pour l’année 2018 (marquée par une diminution de l’activité et des concerts hors-les-murs) : 25 femmes seulement parmi 233 musiciens, soit une proportion de 12%.

Ce constat, fréquent dans les musiques actuelles, touche également les équipes techniques et administratives. Début 2019, l’équipe permanente du Grand Mix est constituée de 14 personnes dont 9 hommes et 5 femmes, et les postes occupées par nos collègues femmes symbolisent le déséquilibre à l’œuvre dans toutes les couches de la société. Au Grand Mix comme dans de nombreuses structures culturelles, on dit Monsieur le Directeur mais Madame la Comptable. L’administration est la responsabilité d’un homme et l’action culturelle la charge d’une femme. Pour compléter le cliché, la cuisine du Grand Mix est gérée par une femme et le bar par un homme. Le Conseil d’Administration du Grand Mix n’est pas exclu de ce constat, avec 10 administrateurs pour 6 administratrices, tandis que l’équipe bénévole est elle, en majorité féminine.

 

La Grande Mixité

 

Même si cela n’est pas le produit d’un recrutement tendancieux ou d’un faible pour les artistes masculins, cela doit nous alerter sur la place des femmes dans un secteur d’activités porteur de valeurs et qui à ce titre devrait être exemplaire.

Grâce au travail d’associations comme le mouvement national HF ou Loud’Her plus localement, qui alertent sur la présence et la visibilité des femmes dans les arts et la culture, de plus en plus d’acteurs culturels réorientent leur projet en y inscrivant la parité comme une valeur fondamentale.

Cet enjeu est également l’une des priorités du Ministère de la Culture, qui s’est doté en août 2018 d’une “haut fonctionnaire à l'égalité, la diversité et la prévention des discriminations” en la personne d’Agnès Saal et qui, en collaboration avec la Fédélima (Fédération des Lieux de Musiques Actuelles) s’est engagé à réclamer des données concernant la parité auprès des structures qu’il finance.

Fidèle à son engagement pour le Développement Durable et à son égard pour les enjeux sociaux et à la lumière de ce constat frappant, le Grand Mix souhaite s’approprier cette exigence et adopter une politique volontariste sur la question de la place des femmes pour infléchir cette tendance.

  • En 2016, seulement 10% des scènes de musiques actuelles étaient dirigées par des femmes.
  • Parmi les compositeurs inscrits à la SACEM en 2015, 8% seulement étaient des compositrices.
  • Entre 1984 et 2016, seules 4 femmes sur 48 lauréats ont remporté la Victoire de la Musique du meilleur album.